Conduite et handicap c'est tout à fait possible : les démarches
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CONDUITE ET HANDICAP : presque pas de limite !

On pense souvent que les exigences en matière de sécurité routière limite la pratique de la conduite pour les personnes en situation de handicap. Et pourtant, bien que la législation exige un certain niveau d’aptitude juridique ou physique, les personnes handicapées sont loin d’être exclues du monde de la conduite tant les aménagements sont possibles.

Apte ou pas apte ?

Souvent primordiale pour les personnes en situation de handicap, la pratique de la conduite est synonyme d’indépendance. C’est pourquoi des règles ont été fixées selon chaque handicap pour permettre à chaque conducteur de conduire sans risque pour soi ou les autres.

  • Handicap visuel : un seuil minimum d’acuité est demandé pour conduire.
  • Handicap mental : au cas par cas, selon avis médical.
  • Handicap physique : peu limitatif, il exige surtout des aménagements du poste de conduite.
  • Handicap auditif : il n’y pas d’incompatibilité entre ce handicap et la conduite en sauf avis médical contraire.

Ainsi, les personnes à mobilité réduite peuvent relativement facilement se mettre à la conduite, dès lors que les aménagements de leurs véhicules le leur permettent. Quel que soit le handicap, paraplégie, hémiplégie, amputation, les limites sont peu nombreuses et l’indépendance est tout à fait possible.

Conduite en fauteuil ; boites automatique ; boule, boitier ou cercle pour volant ; commande occipitale ; fourche, les possibilités sont multiples pour allier handicap et conduite grâce à des aménagements performants.

Quelles démarches ?

Selon l’arrêté du 31 Août 2010, tout conducteur a la responsabilité de s’assurer de son aptitude à conduire. Ainsi, chacun doit effectuer les démarches pour être en conformité avec la loi et détenir une autorisation de conduire.

Elles diffèrent légèrement selon que la personne est déjà détentrice du permis ou pas. Mais dans les 2 cas, un rendez-vous avec la Commission médicale départementale auprès de la Préfecture est obligatoire. C’est elle qui va se prononcer sur l’aptitude à la conduite et convenir avec la personne des aménagements nécessaires sur le véhicule. C’est seulement après avoir obtenu la validation de la Commission que la personne peut se présenter au permis de conduire si elle n’en est pas détentrice. Si par contre la personne détient déjà son permis, aucun examen n’est à repasser. Il faudra cependant faire valider les aménagements du véhicule auprès du Bureau de l’Éducation Routière de la Direction Départementale Interministérielle avant de pouvoir rouler en toute légalité.